Rencontre avec Sandrine Pouverreau, journaliste chez Phosphore

Publié: 3 mai 2014 par Lycée Simone Weil Conflans Sainte Honorine dans CDI
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A l’occasion de la 25e Semaine de la Presse et des Médias dans l’Ecole et dans le cadre du cours de français de Mme Estrampes,  les élèves de 2GA2 ont eu la chance le jeudi 27 mars  de rencontrer Sandrine Pouverreau. Journaliste chez Phosphore, elle est notamment responsable des rubriques Études/Éducation du magazine.

Les élèves, aidés de Mme Estrampes, professeur de lettres/histoire et de Mme Dessevre, professeur documentaliste, avaient en amont travaillé sur les différentes rubriques du journal et préparé des questions sur le métier de journaliste, la presse, les réseaux sociaux…

Merci à Sandrine Pouverreau de s’être déplacée jusqu’à Conflans-Sainte-Honorine, à Phosphore et au Clemi !

Découvrez ci-dessous quelques photos et le compte-rendu réalisé par les élèves.

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Phosphore a été créé en 1981, c’est un magazine généraliste à destination des jeunes. Il n’en existe aucun autre en France. Il y a 13 journalistes qui travaillent chez Phosphore. Une page Facebook a été créée en 2009.

Combien y a-t-il de métiers différents chez Phosphore ?

Il y a 3 types de métiers différents :

  • Journaliste rédacteur : il écrit les articles.
  • Secrétaires de rédaction : ils lisent l’article, ils corrigent, coupent l’article et vérifient. Ils définissent les légendes des photos et les titres.
  • Les graphistes : ils s’occupent des photos, des dessins et des couleurs.

Combien y a-t-il de journalistes dans l’équipe ?

Il y a 13 journalistes et 14 membres dans l’équipe. Il y a aussi 750 salariés dans le groupe Bayard.

De quoi vous inspirez-vous pour créer le journal ?

Nous nous inspirons des informations récoltées au cours de visites dans des établissements scolaires, d’informations présentes sur internet.

Un journaliste doit toujours rechercher des informations que ce soit sur internet ou à la télévision. Le point fort d’un journaliste est la curiosité et la perspicacité.

Comment sont choisis les différents articles qui composeront le journal et comment sont prises les décisions ?

Les décisions sont prises lors de réunions et en critiquant les anciens numéros. Nous analysons les sujets qui fonctionnent le mieux et qui durent le plus.

D’où vient votre inspiration dans les articles ?

Mon inspiration dans les articles vient de ma propre culture car je lis beaucoup, je reçois des stagiaires a qui je donne des questionnaires à remplir. Ils discutent autour de moi. Je passe aussi mes journées sur internet et tous les mois je passe dans une entreprise et un lycée.

Comment choisissez-vous les mannequins pour les shoots photos ?

Il n’y a pas de mannequins, ce ne sont que des enfants de la rédaction de Phosphore ou des jeunes de lycée.

Quelles sont les études pour coacher les étudiants ?

Je demande à des profs de français ainsi qu’à des intervenants extérieur.

D’où viennent vos idées pour la rubriques « idées pour » ?

Je me sers de mon enfance et questionne des stagiaires et des élèves.

Vous déplacez-vous tous les mois pour la rubrique « Portes ouvertes » ? Comment choisissez-vous les Lycées ?

Oui, je me déplace pour chaque Portes ouvertes et je vais soit dans les lycées connus ou alors dans des écoles que j’ai envie de découvrir.

Pourquoi ne parlez-vous pas de sport dans vos magazines ?

Car le sport est un sujet très difficile à traiter et parce que l’on ne peut satisfaire tout le monde, c’est comme la musique.

Comment choisissez-vous vos photos ?

Les personnes sur les photos ne sont pas des mannequins, ce sont de « vraies personnes ».

Pourquoi avez-vous choisi ces liens partagés sur la page facebook de Phosphore ?

Car les informations étaient amusantes.

Pour quelles raisons avez-vous choisi de vous inscrire aux réseaux sociaux ?

Car ils s’adressent plus aux jeunes, c’est un moyen plus simple de communiquer et d’avoir des témoignages.

Est-ce que Phosphore a ressenti la crise de la presse ?

Oui, il y a 10 ou 15 ans, il se vendait plus de magazines car il y avait plus de moyens financiers. Les personnes ne lisent plus et il y a moins de publicités maintenant.

Combien y a-t-il d’autres magazines dans le groupe Bayard ?

Il y a le groupe jeunesse qui contient 10 magazines. Il y a en général 25 publications dans le groupe Bayard.

Est-ce qu’il y a un point commun entre Phosphore et tous les magazines ?

Tous les magazines sont faits un peu de la même façon mais ils ne se ressemblent pas vraiment.

Combien d’exemplaires sont vendus?

Tous les mois 50 000 exemplaires sont vendus. Cela dépend aussi des abonnés, il y a beaucoup d’abonnements. Il y a 3 000 exemplaires kiosques et 500 000 lecteurs par mois.

Comment voyez-vous le cyber-harcèlement ?

Ce sont des problèmes de moqueries au collège ou au lycée. Il faut aller porter plainte ou essayer de connaître la personne qui harcèle ou en parler avec les proches qui peuvent nous conseiller. Cela peut nous arriver souvent au collège ou sur les réseaux sociaux. Nous y avons consacré un dossier : la fille d’une amie se faisait pourrir la vie par ses copines, elle a déposé plainte contre les personnes qui l’ont harcelée. Il y a moins de problèmes de harcèlement au lycée, c’est plus fréquent au collège. Phosphore conseille les gens pour aider son prochain par rapport aux réseaux sociaux. Je trouve que les collèges sont les plus touchés par le harcèlement sur les réseaux sociaux.

Avez-vous déjà été confronté à cela dans Phosphore ?

Oui, à travers des jeunes qui étaient harcelés et qui ont fait la demande de raconter leur histoire. Il y a eu des témoignages des jeunes, le phénomène s’est déplacé en âges et il y a de plus en plus de jeunes de 12 à 14 ans qui racontent leur harcèlement. Il faut se méfier du cyber-harcèlement et on peut porter plainte.

Comment avez-vous trouvé des témoignages ?

Souvent les personnes écrivent sur les réseaux sociaux, après nous les contactons. Nous allons dans les lycées avec des informations pour des parents et les adolescents pour pouvoir les interviewer. Les jeunes écrivent à Phosphore, sur Facebook, et un journaliste répond et peut aider la personne. On reçoit de nombreux courriers.

Avez-vous déjà aidé des personnes en difficulté en rapport avec le cyber-harcèlement ?

Nous les conseillons et leur montrons la marche à suivre. Nous ne pouvons pas faire les choses à leur place. Il faut porter plainte, et en parler a des personnes.

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