VENDREDI 13. Le jour de la TERREUR pour tous les PARISIENS

Publié: 20 novembre 2015 par 2edpi2tu dans Journée du direct

Tout a commencé le vendredi 13 Novembre 2015 au soir aux abords du Stade de France où le match France-Allemagne se déroulait. Vers 21h15, 3 djihadistes ont actionné leurs ceintures d’explosifs et se sont fait sauter aux alentours du stade de France. Ils ont essayé de s’introduire à l’intérieur du stade, car c’est le lieu où devait normalement exploser ces fameuses bombes, mais ces 3 djihadistes n’ont pu s’y introduire pour des raisons que nous ne connaissons pas. Un passant est mort à cause des bombes. Il y aurait eu plus de victimes s’ils avaient pu s’introduire dans le stade. Mais le carnage ne faisait que de commencer à Paris. Vers 21h30 des tireurs en voitures ont tiré sur des personnes installées aux terrasses de café dans le 10ème et 11ème arrondissement, les blessant grièvement et mortellement. Puis vers 21h40 ils se sont dirigés vers le BATACLAN où se déroulait un concert de groupe de rock. 1 500 personnes se trouvaient à l’intérieur, mais ils n’ont pas hésité à leur tirer dessus. Ce carnage a fait 129 morts et 352 blessés.

Nous avons recueilli les impressions de deux jeunes lycéennes et un jeune lycéen : Rose, Anaïs et Sacha.

QUESTIONS :
Qu’avez-vous pensé de ce qu’il s’est passé ce week-end ?
– ROSE : J’ai pensé directement aux familles, je trouve cela très malheureux et inadmissible.
– ANAÏS : J’ai été extrêmement apeurée et déboussolée de ce qu’il s’est passé ce week-end dans notre capitale. Je trouve cet acte très grave, très irrespectueux, mais surtout sans cœur.
– SACHA : Je trouve cela horrible de la part des personnes qui ont commis cet attentat. Ils sont juste jaloux de la France qui est un pays libre contrairement au leur.

Où étiez-vous lorsque cela s’est passé ?
– ROSE : J’étais chez moi.
– ANAÏS : Lorsque l’attentat a eu lieu à Paris, j’étais à la foire Saint-Martin de Cergy Préfecture avec des amis. Je m’amusais, je profitais de ma vie, mais lorsque je suis rentrée chez moi, j’ai réalisée que ça aurait pu être moi.
– SACHA : Lorsque cela s’est passé j’étais à ma salle de sport.

Comment l’avez-vous appris ?
– ROSE : Je l’ai appris grâce au journal en direct.
– ANAÏS : Je suis rentrée chez moi à 23 heures, lorsque j’ai ouvert ma porte ma mère m’a regardé et m’a dit : Ma Fille, demain tu ne peux pas aller à Paris. Je lui ai demandé pourquoi et elle m’a dit de venir regarder les informations avec elle car il venait d’y avoir un attentat à Paris.
– SACHA : C’est ma mère qui me l’a annoncé lorsque je suis rentré chez moi .

Quels sont vos ressentis dans cet attentat et en voyant toutes ces images, et ces vidéos sur le net, aux infos, et sur les journaux ?
– ROSE : J’ai ressenti de la haine car ce sont des personnes innocentes qui ont été touchées sans raison.
– ANAÏS : J’ai ressenti beaucoup de peine, de tristesse et de peur. Je me suis sentie seule face à cette horrible guerre, face à ce massacre.
– SACHA : Au début je ne voulais pas y croire, mais lorsque j’ai vu toutes ces images j’étais choqué.

Que pensez-vous de la réaction du président de la république ?
– ROSE : J’ai ressenti sa peur.
– ANAÏS : Je trouve que notre président a été très déboussolé et très ému face à cet acte. Il tremblait, il avait peur, mais il essayait de ne pas nous partager sa peur malgré la gravité des actes qui venaient d’avoir eu lieux.
– SACHA : Je trouve qu’il a eu raison de fermer les frontières et de renforcer les forces de l’ordre partout dans Paris, mais il m’a fait beaucoup de peine.

Que pensez-vous de l’action et la réaction des autres pays face aux attentats de PARIS ?
– ROSE : Ils ont fait un beau geste pour la France en mettant en bleu blanc rouge leurs monuments.
– ANAÏS : Je trouve que les autres pays ont eu un acte et une réaction très émouvante et très respectueuse envers notre pays français et notre capitale de Paris. Ils ont tous illuminé leurs plus grands monuments des couleurs de la France. Ils ont prié pour nous, ils nous ont pleuré, et j’ai trouvé cela très solidaire de leur part.
– SACHA : Je trouve que leur acte d’illuminer leurs monuments de nos couleurs de la France est très gentil de leur part et cela prouve qu’ils nous soutiennent et qu’il y a encore de la solidarité dans ce Monde.

Que pensez-vous des actes des personnes présentes sur les lieux de l’attentat mais qui n’ont pas été touchés ?
– ROSE : Je pense qu’ils ont eu vraiment très peur mais que ce qu’ils ont fait est très beau.
– ANAÏS : J’ai vu ce vendredi 13 et samedi 14 Novembre une France, des citoyens, des parisiens très solidaires entre eux. J’ai vu des cœurs, des larmes. Des gens émus, apeurés, qui ne savaient plus où ils étaient. Ils se demandaient tous pourquoi, comment ? Mais j’ai vu tant de solidarité dans les cœurs de tous. C’était vraiment très beau à voir.
– SACHA : Je trouve cet acte de bravoure très solidaire et généreux de leur part.

Pensez-vous que tout va s’arranger un jour ?
– ROSE : Je l’espère vraiment.
– ANAÏS : Je l’espère. Mais pour le moment, je ne pense pas que toute cette terreur est prête de s’arrêter. On ne va plus en entendre parler pendant quelques temps, mais dans quelques mois, dans quelques années, tout ceci recommencera tel que cela a commencé.
– SACHA : Oui je le pense et surtout je l’espère. Mais je pense que si la France engageait des agents secrets il y aurait moins de terroristes en France.

Comment réagissez-vous face à cette terreur qui s’abat sur la France ?
– ROSE : Restons-nous même, restons forts. On ne sait pas ce qu’il peut arriver, mais la vie continue pour nous.
– ANAÏS : Attendre ? NON ! Continuer de vivre tel que nous le faisions avant.
– SACHA : Je pense que nous ne devons pas se laisser faire et que nous devons montrer notre solidarité. Continuer de vivre comme avant pour leur montrer que nous ne lâcherons jamais notre Pays.

Qu’avez-vous fait ce week-end après avoir appris tous ces évènements ?
– ROSE : Je ne suis pas sortie j’ai regardé le journal.
– ANAÏS : J’ai passé tout le reste de mon week-end allongé sur mon canapé à regarder les informations nuit et jour pour m’informer de tous les nouveaux évènements sur l’acte de guerre qu’il y a eu ce Vendredi 13. J’ai été sur les sites internet pour y voir aussi ce que les gens marquaient, ce qu’ils avaient ressenti.
– SACHA : Je suis sortie avec des amis, je me suis baladé, j’ai profité de ma vie. Il ne faut pas s’arrêter de vivre à cause de cette guerre.

Quel est ton ressenti face à cette attaque ?
– ROSE : Je ressens de la peur.
– ANAÏS : Je me demande ce qu’il se passe, dans quel monde je vis. Je me demande pourquoi. Pour quelles raisons tous ces innocents ont été tués. Car tous ces pauvres gens n’avaient rien demandé à personne. Ils se baladaient, se détendaient entre amis, faisaient la fête, profitaient de leurs vies, et des gens leurs ont interdit cela.
– SACHA : J’ai vraiment beaucoup de haine face à cette terreur et tous ces gens qui en sont la cause.

Que crois-tu qu’il faut faire maintenant ?
– ROSE : Je pense qu’il faut rester chez soi.
– ANAÏS : Je ne pense pas qu’il faut rester chez soi à attendre que le temps passe, que nos vies défilent, et attendre notre vieillesse arrivée. Je pense plutôt qu’il faut continuer de vivre. Avec la peur, OUI. Nous sommes obligés de toute manière. Mais nous ne pouvons pas rester enfermer à ne rien faire. Cela ne nous aidera en rien du tout. Au contraire, ça nous enfoncera plus.
– SACHA : Je ne pense pas qu’il faut s’arrêter sur cet attentat, montrer notre peur. Nous devons nous protéger, la France le fait pour nous, j’espère qu’ils y arriveront jusqu’au bout.

As-tu peur de vivre comme avant ?
– ROSE : Oui très.
– ANAÏS : Non je n’ai pas peur de vivre comme avant. Il ne faut pas s’arrêter de vivre face à cet attentat. Ils n’attendent que cela, mais nous ne le ferons pas.
– SACHA : Absolument pas, au contraire, il faut continuer et plus encore.

Quel quotidien penses-tu mener à présent ?
– ROSE : Continuer ma vie, c’est la meilleure façon.
– ANAÏS : A présent ? Mais je compte continuer de vivre tel que je le faisais. Je compte toujours autant profiter. Je veux continuer d’aller aux terrasses de café, aux restaurants, aux salles de concerts. Je veux continuer de me balader dans Paris et de vivre de mon pays qui est la France et de ma Capitale qui est Paris.
– SACHA : Le même qu’avant, je ne veux rien changer à ma vie.

Nous remercions Rose, Anaïs et Sacha d’avoir bien voulu nous confier leurs sentiments sur cet horrible attentat.

 

Plan_Vigipirate_-_13_novembre_2015

 

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commentaires
  1. V. Rousseau dit :

    Bravo, votre interview croisée est magnifique.

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